agio


agio

agio [ aʒjo ] n. m.
• 1679; it. aggio
1Vx Différence entre la valeur nominale et la valeur réelle d'échange d'une monnaie, d'un effet; le profit que cette différence permettait de réaliser à l'agioteur.
2Mod. Rémunération (intérêt, commission) perçue par une banque, un intermédiaire à l'occasion de certaines opérations. Frais d'agios pour découvert bancaire.

agio nom masculin (italien aggio, plus-value) [Surtout pluriel] Ensemble des frais (intérêts plus commissions) prélevés par un banquier à son client à l'occasion de certaines opérations (découvert, avance, etc.). ● agio (difficultés) nom masculin (italien aggio, plus-value) [Surtout pluriel] Orthographe Plur. : des agios. - Emploi Dans l'usage courant, s'emploie le plus souvent au pluriel : payer des agios, des frais d'agios. Prononciation La prononciation de ce terme emprunté à l'italien aggio a été francisée, le g se prononce [ʒ], comme dans agitation.

agio
n. m. Commission perçue par une banque sur une opération bancaire. Facturer des agios.

I.
⇒AGIO1, subst. masc.
A.— Vieux
1. ,,Différence entre la valeur nominale et la valeur réelle des monnaies, entre l'argent courant et le papier de banque, entre l'argent du pays et l'argent d'une nation étrangère.`` (Comm. t. 1 1837) :
1. La monnaie restée en circulation doit donc, lorsqu'elle est échangée contre la monnaie de banque, c'est-à-dire, contre des inscriptions à la banque, perdre en proportion de la dégradation qu'elle a éprouvée. De là l'agio, ou la différence de valeur qui s'établissait à Amsterdam, par exemple, entre l'argent de banque et l'argent courant. Ce dernier, échangé contre de l'argent de banque, perdait communément 3 à 4 pour cent.
J.-B. SAY, Traité d'économie politique, 1832, p. 304.
2. P. ext.
a) Sorte de prime exigée à chaque renouvellement d'effets en sus de l'intérêt et des droits de courtage.
b) Bénéfice réalisé par les spéculateurs sur le change de la monnaie ou plus généralement toutes transactions monétaires. S'enrichir par l'agio (Nouv. Lar. ill., Lar. 20e) :
2. Lorsque cette différence (entre les valeurs monétaires) est assez considérable pour qu'il soit possible de réaliser des bénéfices par le change de ces diverses espèces, les spéculateurs achètent pour opérer ce change, et l'agio compose leur gain.
Comm. t. 1 1837.
B.— Moderne
1. BANQUE (cf. supra A 2 a). Conditions d'escompte ou retenues faites au client lors d'une opération bancaire et comprenant l'intérêt, la commission et le change. Frais d'agio :
3. Le banquier Mallet, auquel on demandait pourquoi les banquiers ne faisaient plus d'emprunts, répondait : « parce que les bénéfices qu'un banquier pouvait faire dans un emprunt étaient maintenant mangés par l'arrosage de la presse. »
L'intérêt de l'argent prêté par un banquier, avec l'agio, la commission, revient à 12 pour cent. Voilà de ces choses qu'il serait pour tout le monde de la plus grande utilité de savoir et que personne ne dit ou n'imprime et que très peu de gens savent!
E. et J. DE GONCOURT, Journal, sept. 1891, pp. 140-141.
4. RICHARD. — Ils nous ont payé 47.000 francs sur la facture. La différence est couverte par une traite à 30 jours de fin de mois.
FANNY. — Vous l'avez mise en banque?
RICHARD. — Non, madame, je vais la mettre en banque cinq ou six jours avant l'échéance pour éviter des frais d'agio ou d'escompte.
M. PAGNOL, Fanny, 1932, III, 1, p. 170.
5. L'escompte est une cession de créance. Le banquier verse au porteur d'un effet de commerce non échu le montant de cet effet, sous déduction d'un agio, et contre remise du titre endossé en toute propriété.
R. PROVENCE, Banque, Paris, Dunod, 1960, p. 133.
Rem. Agio s'emploie aussi pour désigner seulement l'une de ces trois retenues (cf. ex. 3 et 5).
2. BOURSE (cf. supra A 2 b). Spéculation malhonnête sur la hausse et la baisse des effets publics. Synon. agiotage, usure (cf. agiotage 3 et agioteur A 2) :
6. Le germe de cette dernière opinion est dans une idée fausse sur la société : idée, au reste, qui devoit naître dans un siècle d'agio, et chez des esprits que la cupidité a dirigés tous vers les spéculations mercantiles.
L.-G.-A. DE BONALD, Essai analytique sur les lois naturelles de l'ordre social, 1800, p. 50.
7. Nucingen se trouvait encore des actions dans je ne sais quelles mines de plomb argentifère, dans des mines de houille et dans deux canaux, actions bénéficiaires accordées pour la mise en scène de ces quatre entreprises en pleine activité, supérieurement montées et en faveur, au moyen du dividende pris sur le capital. Nucingen pouvait compter sur un agio si les actions montaient, mais le baron le négligea dans ses calculs, il le laissait à fleur d'eau, sur la place, afin d'attirer les poissons!
H. DE BALZAC, La Maison Nucingen, t. 5, 1838, p. 641.
8. À quoi bon donner trente ans de sa vie, pour gagner un pauvre million, lorsque, en une heure, par une simple opération de bourse, on peut le mettre dans sa poche? dès lors, il s'était désintéressé peu à peu de sa maison qui marchait par la force acquise; il ne vivait plus que dans l'espoir d'un coup d'agio triomphant; et, comme la déveine était venue, persistante, il engloutissait là tous les bénéfices de son commerce. À cette fièvre, le pis est qu'on se dégoûte du gain légitime, qu'on finit même par perdre la notion exacte de l'argent. Et la ruine était fatalement au bout, si les ateliers de Lyon rapportaient deux cent mille francs, lorsque le jeu en emportait trois cent mille.
É. ZOLA, L'Argent, 1891, pp. 108-109.
9. « Eh bien, où est le mal, après tout? depuis quand est-il défendu à un marchand de faire provision d'une denrée quelconque et de ne la revendre que lorsqu'elle atteint son plus haut cours? que reprochez-vous, en définitive, à ces millionnaires? d'avoir joué? ce n'est pas un crime. D'avoir gagné? c'est une chance. Avec vous, que deviendrait la liberté du commerce?... » Et ainsi de suite. Je n'ai rien à répondre, si ce n'est que, de tous les agios, celui qui se fait sur la nourriture des pauvres est le plus abominable, et qu'il est odieux de voir un individu enrichi par la misère de tous.
F. COPPÉE, La Bonne souffrance, 1898, p. 46.
10. Terrasson, vieux ministre fameux par ses coups de bourse, autorisait toutes les espérances des financiers et faisait présager une période de grandes affaires. Bientôt se gonfleraient du lait de la richesse ces trois mamelles des nations modernes : l'accaparement, l'agio et la spéculation frauduleuse.
A. FRANCE, L'Île des pingouins, 1908, p. 357.
Le Temple de l'agio ou de l'agiotage. Périphrase péjorative pour désigner la Bourse :
11. Pour me rapprocher du centre de ce mouvement aléatoire, j'allais chaque matin déjeuner chez Tortoni, et à l'heure de la Bourse, j'entrais dans l'un des cafés voisins du temple de l'agio. C'était ainsi que je parvenais à me mettre en communication plus fréquente avec mon agent de change, et à lui faire passer quelques renseignements. Quant au reste, je me trouvais entièrement à sa merci.
L. REYBAUD, Jérôme Paturot, 1842, p. 402.
C.— DR. MAR. Agio d'assurance. Prime d'assurance variable selon le moment et le lieu :
12. Dans les ports de mer, on se sert du terme agio d'assurance pour dire prime ou coût de l'assurance. L'agio varie dans toutes les places, et suit les hasards du commerce. Il est plus fort ou plus faible, suivant le plus ou moins d'argent et le plus ou moins de négociations de papiers.
ST-EDME, t. 1, 1824.
Prononc. ET ORTH. — 1. Forme phon. :[]. 2. Forme graph. — Ac. 1798 : ,,On écrit aussi agiot``; LAND. 1834 : ,,Agio et non pas Agiot, ainsi que quelques-uns le veulent``.
Étymol. ET HIST. — 1679 fin. « bénéfice réalisé sur la différence entre la valeur nominale et la valeur réelle des monnaies » (SAVARY, Parf. Nég., II, 154 ds BOULAN 1934, p. 19 : jusques à deux et demy pour cent d'agio); synon. de bénéfice (KUHN 1931, p. 117).
Empr. à l'ital. aggio (agio en a. ital. BATT. t. 1 1961) terme de banque, attesté dep. 1350-1530 (Lettere e istruzioni dei Dieci di Balia 2-59, ibid. :Se li facessimo dare [i denari] in Vinegia o in Bologna, messer Otto abbia a pagare i cambi e gli aggi alle sue spese). L'ital. aggio est prob. formé de l'ital. agio « aise », hyp. avancée par DIEZ5, SCHELER 1888, DG, BL.-W.5, et avec réserve par BATT., MIGL.-DURO 1965, DEVOTO, Avviamento alla etimol. ital. s.v., et DEVOTO-OLI, Vocab. illustr. della lingua ital., 1967. L'ital. agio plus anciennement asio peut avoir été emprunté lui-même soit à l'a. prov. aize « aise, plaisir » attesté dep. le mil. XIIe s. (GIRAUD LE ROUX, A la mia fe ds RAYN.) hyp. avancée par MIGL.-DURO 1965, DEVOTO, op. cit., DEVOTO-OLI, op. cit., soit à l'a. fr. aise (aise) au sens de « bien-être [résultant de la bonne marche des affaires] » de là sans doute, p. méton. « bénéfice » hyp. retenue par BATT., soit au lat. médiév. aisium terme de dr. féod. (tiré de l'a. fr. aise au sens de « terrain vague adjacent aux champs »), signifiant « droit d'usage sur les biens communaux », d'où p. méton. « bénéfice supplémentaire » (cf. DU CANGE s.v. aisantia; NIERM. t. 1 1954-58 s.v. aisia, aisamentum). Le sens se serait ensuite appliqué dans la lang. de la banque, au bénéfice d'une opération commerciale. La forme agiot (Ac. 1718) est explicable soit d'apr. les dér. agioter, agiotage avec l'intercalation d'un -t- euphonique (LITTRÉ), soit par assimilation à la finale fr. -ot (BRUNOT t. 6, pp. 168-169).
STAT. — Fréq. abs. litt. :31.
BBG. — Banque 1963. — BAR 1960. — BARR. 1967. — BAUDHUIN 1968. — BÉL. 1957. — BLANCHE 1857. — BOISS.8. — CAP. 1936. — Comm. t. 1 1837. — DUB. Pol. 1962, p. 88. — DUP. 1961. — KUHN 1931, p. 18, 117, 218, 222, 232. — Lar. comm. 1930. — LEMEUNIER 1969. — PRÉV. 1755. — RÉAU-ROND. 1951. — ROMEUF t. 1 1956. — ST-EDME t. 1 1824. — SUAVET 1963.
II.
⇒AGIO2, AGIAU, subst. masc.
A.— Agios ou agiaux. Colifichets, affiquets, parure. Les agiaux de la mariée de village :
1. La planche II [de l'album de Villard] (...) est accompagnée de cette légende : Ci poies vos trover les agies des XII apostres assis. M. Lassus a traduit : « La figure des douze Apôtres. » Le glossaire, au mot agies, donne : « Attitude, disposition, représentation. » Il ajoute qu'ordinairement agies signifie aisances. Je regrette qu'aucun texte n'appuie cette dernière interprétation, qui ne me paraît fondée que sur la ressemblance du mot français avec l'italien agio (...) M. Littré a bien voulu me communiquer quelques textes (...) qui donnent (...) le mot agiaux ou agios, avec le sens de parure, ornements, affiquets. Ménage remarque qu'à Paris on dit les agios de la mariée de village, c'est-à-dire sa parure. Le dictionnaire de Trévoux donne la même locution (...) Agies est bien évidemment l'agios de Ménage : il faut donc interpréter : le costume, ou, comme on dirait aujourd'hui dans nos ateliers : l'ajustement des douze apôtres.
P. MÉRIMÉE, Étude sur les arts au Moyen Âge, 1870, pp. 368-369.
2. Affiquets (...) Agios.
I' faut qu'a s' pay' des tas d'agios
Pour se coller su' la caf'tière
Su' les estomm' et su' l' darrière; ...
(Blédort.)
BRUANT 1901.
Rem. Noté comme fam. et inus. ds Lar. 19e et Nouv. Lar. ill., vieilli et peu us. auj. ds LITTRÉ; sans notation styl. partic. ds DG.
B.— P. ext. Discours, façons, prétentions, manières. ,,Voilà bien des agios. Faut-il faire tant d'agios?`` (LA CHÂTRE t. 1 1865).
Rem. LA CHÂTRE t. 1 1865 précise que, au sens actuel de façons, discours, agio ,,n'est plus qu'un terme d'emphase``, tandis que J.-F. MICHEL, Dict. des expressions vicieuses usitées dans un grand nombre de départemens, et notamment dans la ci-devant province de Lorraine, 1807, p. 3, signale que la loc. faire des agios, n'est pas fr.
Prononc. ET ORTH. — 1. Forme phon. :[]. PASSY 1914 donne également la possibilité d'une prononc. avec [] ouvert : -. 2. Forme graph. — L'ensemble des dict. des XIXe s. et XXe s. écrit : agiau; BESCH. 1845 : agiau ou plutôt agio; DG, s.v. agio :,,Le mot a été écrit aussi agiau``; QUILLET 1934 : agiaux ou agios subst. masc. (colifichets).
Étymol. ET HIST.
I.— 2e moitié XIIIe s. agiez, masc. plur. « ornements de toilette, colifichets » (J. DE MEUNG, Testament, ms. Corsini, f° 160 b ds GDF. : Pour Dieu de trop mirer leur agiez [des femmes] [nous gardons] Qui plus poingnent et percent que ne font hericons); id. agiés, masc. plur. « ornements » (VILLARD DE HONNECOURT, Album, pl. 2, éd. Lassus ibid. :Ci poés vos trover les agiés des douze apostres assis); 1562 agios, masc. plur. (graphie constante au XVIe s.) « menus objets; (iron.) reliques » (CALVIN, Serm. sur le Deuteronome, 46, éd. Baum et Cunitz, XXVI, 441 ds HUG. : Ils ont pensé qu'en prononçant ces mots, ils faisoyent une conjuration, que cela estoit comme sont ces Agnus Dei en la Papauté, et ces autres agios qu'ils pendent à leur col), qualifié de vieux lang. par Ac. Compl. 1842
II.— XVe s. agios, masc. plur. « manière cérémonieuse d'agir, de parler » (A. GREBAN, Mist. de la Passion, 3842 ds GDF. Compl. : Sus, frappez ens ligierement, Faut il faire tant d'agios?); agios, masc. plur. « (cont. relig.) cérémonies, pratiques extérieures du culte » (CALVIN, loc. cit., 22, éd. citée, XXVI, 143 ds HUG. : Au lieu que les Papistes regardent les parois de leurs temples, et puis qu'ils extravaguent apres toutes leurs folles ceremonies, et apres tant d'agios qu'ils font); cf. av. 1598 hagios (Ph. DE MARNIX, Differ. de la relig., II, IV, 5 ibid. :toutes nos messes, sacrifices et sacrificules, tous nos hagios, kyrieeleison, nos belles mines, grimasses, moues, morgues et chimagrées); graphie agiaux, COTGR. 1611.
I a. fr. agiés, masc. plur. « ornements », sing. agiot (non attesté) prob. du lat. adjectum littéralement « ce qui est ajouté »; II agios, masc. plur., sans doute d'abord, terme relig. au sens de « pratiques extérieures du culte » d'où p. anal. « manière cérémonieuse d'agir », prob. du gr. « saint », d'apr. les invocations [Agios o Theos, Agios ischyros, Agios athánatos eléison imas] des antiennes appelées « Impropères » chantées, dans le cadre de la liturgie catholique romaine, le Vendredi saint pendant la cérémonie de l'Adoration de la Croix, et accompagnées de signes extérieurs d'adoration (vestige de la liturgie de l'adoration de la vraie Croix célébrée en gr. à Jérusalem au IVe s.); cette hyp. est rejetée par EWFS2, qui rattache II à I. Par la suite, contamination réciproque de la forme I agiés « ornements » et de II agios puis agiaux « cérémonie » (cf. supra agios « menus objets, colifichets » dep. Calvin, et autres ex. ds HUG.) avec une influence paron. possible, pour le second, du verbe agiter, agios « cérémonies » prenant aussi le sens péj. de « gesticulations ».
BBG. — GAY t. 1 1967 [1887]. — LABORDE 1872.
III.
⇒AGIO3, AGIAU, subst. masc.
TECHNOL. (dorure). ,,Sorte de pupitre sur lequel le doreur place le cahier qui contient les feuilles d'or.`` (Lar. 19e).
Rem. Attesté en outre ds LITTRÉ, GUÉRIN 1892, Nouv. Lar. ill.
Prononc. :ajiô (cf. WAILLY Vocab. 1818), a-ji-ô (cf. Lar. 19e, LITTRÉ), -jyó (cf. DG).
Étymol. ET HIST. — 1789 agiau (Encyclop. Méth. ds DG); 1845 agio (BESCH.); agiau est la forme la plus communément reçue ds les dict.
Sans étymol. sûre. On pourrait penser à un empr. à l'ital. agio « commodité, voisinage », empr. à l'a. prov. aize, a. fr. aise (ou au lat. tardif et médiév. adjacens). Pour l'application d'un adj. substantivé à un meuble, cf. le fr. mod. (1705) commode (le pupitre est placé dans le voisinage du doreur, à qui il facilite le travail) et plus anciennement commodité pour désigner un moyen personnel de transport, un siège et plus gén. tout objet contribuant au confort. On a également proposé une réduction de l'expr. pupitre à agiaux (EWFS2),agiaux, signifie « colifichets » (voir agio2); mais la relation sém. est loin d'être plausible, le cahier de feuilles d'or étant une chose bien précise.
BBG. — CHESN. 1857.

1. agio [aʒjo] n. m.
ÉTYM. 1679; ital. aggio (XIVe), probablt de agio « aise ».
1 Plus-value ou prime d'une monnaie métallique sur une autre ou sur le papier-monnaie. Différence.Par ext. Bénéfice réalisé sur les transactions monétaires.
1 (…) l'agio incroyable de la période directoriale et la contrebande de guerre ont scandaleusement enrichi ce groupe des parvenus de la spéculation (…)
Louis Madelin, Hist. du Consulat et de l'Empire, t. III, p. 105.
2 Fin. Commission retenue par le banquier sur les effets présentés à l'escompte ou à l'encaissement. || Intérêt et agios.
3 Spéculation frauduleuse sur les effets publics. Agiotage, spéculation.
2 À quoi bon donner trente ans de sa vie, pour gagner un pauvre million, lorsque, en une heure, par une simple opération de bourse, on peut le mettre dans sa poche ? Dès lors, il s'était désintéressé peu à peu de sa maison qui marchait par la force acquise; il ne vivait plus que dans l'espoir d'un coup d'agio triomphant (…)
Zola, l'Argent, p. 108, in T. L. F.
2.1 (…) il avait gagné les trois premiers millions, d'abord dans l'agio sur les biens nationaux, plus tard comme fournisseur des armées impériales.
Zola, Paris, t. I, p. 27 (1898).
REM. On trouvait aussi autrefois la graphie agiot.
3 Il y trouva cet honnête vieillard dans une grande affliction : il avait été ruiné par l'agiot.
Restif de La Bretonne, la Vie de mon père, p. 170.
DÉR. Agioter.
HOM. 2. Agio.
————————
2. agio [aʒjo] n. m.
ÉTYM. XIIIe, agiez « ornements, colifichets »; agios « babioles, reliques », 1562; « cérémonies », XVe.
Vx (en usage au XVIe-XVIIe), puis régional (XVIIIe-XIXe). Façons, manières. Simagrée.
0 Agios (Faire des) n'est pas français. On l'emploie pour signifier, Faire des révérences, des façons, des cérémonies, des minauderies.
C'est dans le même sens et aussi improprement que l'on dit, faire des Atis, des Gyries.
J. F. Michel, Dict. des expressions vicieuses (1807).
On écrivait aussi agiaux.
HOM. 1. Agio.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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